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close this bookAgro-sylvo-pastoralisme. L'expérience du projet RCS-Sahel, Institut du Sahel / CILSS, 1997
close this folderChapitre III Acquis du projet
close this folder3.1 Résultats techniques
close this folder3.1.1 Caractérisation et fonctionnement du Milieu
View the document3.1.1.1 Introduction
View the document3.1.1.2 Cartographie de l'utilisation et de l'occupation actuelle des terres
View the document3.1.1.3 Etude phyto-écologique de la végétation post-culturale
View the document3.1.1.4 Etude de la structure et de la dynamique de la végétation post-culturale
View the document3.1.1.5 Etude de la dynamique des gommeraies naturelles
View the document3.1.1.6 Système racinaire des ligneux
View the document3.1.1.7 Mortalité des ligneux dans la zone de crue de la mare d'Oursi

3.1.1.4 Etude de la structure et de la dynamique de la végétation post-culturale

On a procédé à des relevés dans la végétation des champs et des jachères d'âges échelonnés de 1 à plus de 20 ans sur plaines limono-sableuses et limoneuses du terroir de Missira. Les informations recueillies sont:

1. Pour les espèces ligneuses espèces. par espèces.

" les mesures de circonférence basale de toutes les tiges ligneuses dont la circonférence à la base est supérieure à 5 cm. Les individus ayant la circonférence à la base inférieure à 5 cm ont été dénombrés et on a noté leur mode d'installation (germination, drageon ou rejet de souche). Cette détermination a été faite par échantillonnage;

" La circonférence à 1,30 m de toutes les tiges ayant une hauteur totale supérieure à 1,30 m;

" La hauteur totale de toutes les tiges, les tiges mortes ont été comptées et les causes de cette mortalité recherchées (feux, termites, mutilation).

2. pour l'environnement et l'histoire de la parcelle: succession culturale pratiquée, la distance du village, la topographie.

Résultats

Les résultats qui sont présentés ici sont issus de travaux exécutés dans les plaines limoneuses et limono-sableuses et comparés à des parcelles n'ayant pas subi ce traitement.

Toutes les espèces ligneuses ne participent pas de la même façon à la reconstitution de la végétation après l'abandon cultural. Certaines espèces. interviennent plus que d'autres à un ou plusieurs stades de cette succession. Le sort de chacune des espèces reflète la stratégie adoptée face aux perturbations (résistance aux coupes répétées et aux feux de brousse fréquents). Dans les jachères de moins de 5 ans des parcelles non d'essouchées sur plaines limono-sableuses, Guiera senegalensis est toujours l'espèce dominante suivi de Combretum glutinosum. Cette dernière espèce devient dominante à partir de 5-10 ans et cela jusqu'à l'âge de 20 ans. Dans les plaines limoneuses, les espèces dominantes des jachères non d'essouchées sont Combretum glutinosum et Combretum fragrans.

L'analyse de la distribution des individus par classe de circonférence à la base a montré que la majorité des individus appartient à la classe 0-5 cm quelque soit l'âge de la jachère, la pratique culturale et le type de sol. Une réduction du nombre de tiges, accentuée dans les classes de circonférences supérieures, est constatée dés la deuxième classe c'est à dire 5-15 ans. Cette réduction est la conséquence d'une forte mortalité et d'une faible espérance de vie de la régénération. Les individus de circonférence à la base supérieure à 25 cm sont recensés dans les jachères de 11 ans d'âge issues de parcelles non d'essouchées, quelque soit le type de sol. Ce sont surtout Combretum glutinosum, Combretum fragrans, Piliostigma reticulatum qui croissent dès l'abandon cultural et Bombax costatum, Prosopis africana, Sclerocarya birrea, Cordy la pinnata, Pterocarpus erinaceus et Vitallaria paradoxa laissés volontairement dans les champs par les paysans en raison de leur utilité socio-économique.

L'étude de la distribution des tiges en classes de circonférence à 1,30 m révèle que

" seules les jachères de plus de 11 ans issues de parcelles non des souchées contiennent des individus ayant une circonférence à 1,30 m supérieure à 15 cm et peuvent donc faire l'objet d'une utilisation par les paysans

" la densité à l'hectare des individus de circonférence à 1,30 m supérieure à 15 cm est plus élevée dans les plaines limoneuses que dans les plaines limono-sableuses

" les individus de grande circonférence (supérieure à 45 cm) ne sont présents que dans les jachères de plus de 20 ans, quelque soit le type de sol.

En ce qui concerne le recouvrement de la strate ligneuse au cours du temps, le défrichement tel que pratiqué par les paysans à Missira se traduit toujours par une éclaircie très forte de la végétation. Le recouvrement est pratiquement nul de 11 à 20 ans après l'abandon cultural sur les parcelles d'essouchées. Sur environ 30 % de la superficie de cette parcelle, l'érosion a décapé l'horizon superficiel du sol, laissant apparaître une croûte dure imperméable à l'eau rendant ainsi le mileu sec. Le dessouchage est particulièrement nocif pour le développement de la strate ligneuse.

La régénération dans ce genre de peuplement se fait globalement par rejet de souches. La régénération par graines ou par drageons ne prend réellement de l'importance qu'à partir de 11 ans d'âge d'abandon pour atteindre son maximum vers l'âge de 20 ans dans les parcelles non d'essouchées des plaines limono-sableuses. Sur les parcelles d'essouchées par contre, le mode de multiplication préférentiel est la repousse à partir des racines.

Dans les plaines limoneuses, la régénération par rejet est le mode préférentiel de la végétation des jachères issues de parcelles non d'essouchées. Sur ce type de sol, la régénération par graines ou par drageons domine à partir de 3-4 ans de jachère.

Conclusions partielles

La structure et la dynamique de la strate ligneuse sont influencées par le mode de défrichement. La densité des tiges ligneuses et le taux de régnération sont plus grands dans les champs et jachères issus des parcelles non d'essouchées que dans ceux issus des parcelles d'essouchées et cela quelque soit le type de sol et l'âge d'abandon des jachères. La production ligneuse est plus élevée dans les jachères non d'essouchées.

Les résultats obtenus au Sénégal gravitent autour de quatre thèmes suivants: