
| Agro-sylvo-pastoralisme. L'expérience du projet RCS-Sahel, Institut du Sahel / CILSS, 1997 |
| Chapitre V Conclusion |
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L'impact ne peut avoir de signification dans la présente étude que lorsqu'il s'inscrit dans une perspective de durabilité. C'est souvent un peu difficile, sur un temps de réalisation aussi court et avec du matériel végétal pérenne, de vouloir évaluer l'impact d'une activité de recherche sur les différents paramètres usuels en particulier sur le milieu biophysique et sur les facteurs socio-économiques.
Il faut cependant retenir que l'impact le plus net du Projet est certainement celui noté sur l'amélioration de l'équipement et du fonctionnement des institutions en termes de renforcement des moyens techniques, des capacités scientifiques des agents, de l'approche interdisciplinaire et des possibilités de coopération. Autant d'éléments qui ont souvent constitué des handicaps chaque fois qu'il fallait donner la preuve de la capacité des équipes à concevoir, élaborer, négocier, partager et exécuter des programmes intégrés de développement des ressources naturelles. Il ne semble pas, a priori, avoir de raison à ce que les effets de tels acquis s'estompent et qu'ils ne soient mis à profit pour crédibiliser davantage la volonté et la capacité des équipes sahéliennes à se retrouver autour de thèmes fédérateurs centrés sur le développement rural.
L'impact direct sur l'environnement n'est certainement pas tout à fait évident, compte tenu de la nature du Projet et du fait que ses réalisations loin d'être des actions isolées, sont venues s'intégrer le plus souvent dans un ensemble d'activités préexistantes. Mais il reste que les sites de recherche qui ont accueilli les expérimentations ont un caractère démonstratif indéniable et constituent des paradigmes à partir on peut voir ce qui est possible d'être fait en matière d'amélioration de performances des systèmes agro-sylvo-pastoraux sahéliens. Il n'est pas toujours très perceptible, mais il est possible de déceler des indicateurs annonciateurs d'un retour à de meilleures conditions d'utilisation des terres.
En ce qui concerne les populations qui ont été associées à certaines réalisations, il faut noter que leurs connaissances générales sur la gestion des ressources naturelles ont été consolidées et que les avantages que peut présenter l'approche mise en oeuvre par le Projet commencent à être mieux appréhendés. L'impact aurait sans doute été plus net si la fixation et la capitalisation des acquis par le biais des supports audiovisuels simples diffusés par le Projet avaient été davantage développées.