Cover Image
close this bookCompte-rendu de la réunion annuelle du réseau de prévention des crises alimentaires au Sahel, Club du Sahel, 1997
View the document(introduction)
View the documentPrincipales conclusions et recommandations
View the documentIntroduction
Open this folder and view contentsI. Situation agricole
View the documentII. Les flux d'aide alimentaire en direction des pays du CILSS en 1996 et 1997
View the documentIII. L'évaluation de l'application de la charte de l'aide alimentaire au Sahel
View the documentIV. L'impact des distributions d'aide alimentaire américaine au Sahel
View the documentV. La hausse des prix des céréales au Burkina Faso dans un contexte régional
View the documentAnnexe 1
View the documentAnnexe 2

III. L'évaluation de l'application de la charte de l'aide alimentaire au Sahel

L'application de la charte de l'aide alimentaire a été évaluée, cette année, dans quatre pays: Mauritanie, Sénégal, Niger et Tchad. On constate des niveaux d'application très hétérogènes selon les pays.

En Mauritanie, les dispositifs d'informations permettant l'évaluation de la sécurité alimentaire des populations sont encore embryonnaires. Le niveau de concertation entre les acteurs reste assez faible. Quant à la mise en oeuvre de l'aide, celle-ci souffre principalement d'un manque d'informations fiables et récurrentes sur les populations nécessiteuses.

Au Sénégal, les systèmes d'informations existent mais demandent encore des améliorations. Globalement, on observe une baisse des volumes de l'aide alimentaire. Ce désintérêt des donateurs vis-à-vis de l'outil aide alimentaire aboutit à une absence de concertation régulière en matière de prévention des crises alimentaires, en particulier entre les donateurs. Les projets d'aide alimentaire restent néanmoins assez nombreux mais de petites tailles et sont principalement conduits sous la forme d'aide projet par le PAM.

Au Niger, les systèmes d'informations s'améliorent à la satisfaction de l'ensemble des acteurs. Le niveau de concertation reste faible entre les donateurs et inexistant entre les donateurs et le gouvernement. La mise en oeuvre de l'aide est caractérisée par l'absence de stock de sécurité et par l'absence d'un plan précis et coordonné d'intervention. Globalement, l'aide alimentaire distribuée gratuitement diminue au profit d'opérations alternatives (micro-réalisations en vivres contre travail, ventes subventionnées, distribution de semences...) et une forte place est laissée à l'aide alimentaire en céréales locales ou régionales.

Au Tchad, les systèmes d'informations semblent satisfaire la majeure partie des acteurs. Le niveau de concertation entre les acteurs est, par contre, faible entre les donateurs et le gouvernement. La mise en oeuvre de l'aide se caractérise par l'absence de stock de sécurité; et globalement, l'aide alimentaire distribuée gratuitement diminue au profit d'opérations alternatives.