
| L'igname, Maisonneuve et Larose, 1994 |
| II. Techniques culturales traditionnelles |
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Ces cultures se trouvaient déjà dans certains contextes anciens, telles les cultures d'igname de cérémonie ou de concours d'îles du Pacifique (Nouvelle-Guinée, Nouvelle-Calédonie...). Leur développement s'est accru avec celui de l'économie de marché.
On peut les répartir comme suit:
1. Cultures plus ou moins homogènes, en plages d'étendue variable au sein d'un jardin polycultural. C'est souvent le cas, par exemple, dans des jardins de la région de Mana en Guyane avec «l'igname indien» (D. trifida). Ces plages peuvent être tuteurées ou non (jardins avec D. alata récemment introduits en Guadeloupe), mieux suivies ou à l'inverse moins soignées que les plantes laissées dans l'ensemble associatif. La garniture variétale est réduite à un ou deux cultivars.2. Cultures plus ou moins homogènes, constituant l'essentiel du jardin ou une sole totalement distincte. Elles deviennent majoritaires et ne se distinguent des cultures modernisées que par la faiblesse globale des intrants, dont un seul (ou très peu) des éléments possibles s'utilisent. Ainsi fréquemment en Jamaïque et au Nigéria: avec un à trois cultivars de D. rotundata, tout au plus, la préparation, l'entretien et la récolte demeureront manuels, mais la fertilisation sera banale, la culture étant toujours tuteurée. Ces jardins peuvent avoir plusieurs hectares. Aux Petites Antilles (Barbade, Antilles françaises), la préparation mécanique du terrain en billons est générale. Le tuteurage est rarement pratiqué (L). alata, plus rarement D. rotundata) les pesticides sont quelquefois utilisés, mais la récolte est habituellement manuelle.