2.4.5 - La lutte contre parasites et ravageurs
L'exposition prolongée en surface du sol extrait, lors de la
préparation des fosses, est explicitement donnée comme pratique de lutte contre
les «vers» (vers blancs, nématodes?...). Elle est complétée parfois en Haïti, où
les ravages des vers blancs (marocas) sont préoccupants, par l'enfouissement à
la plantation de feuilles, dont celles du «nim» ( Azadirachta indica)
notamment. Dans le nord de Haïti, la plantation au sein de buttes de
«fatras» (ramassis de feuilles et de débris en sous-bois à caféier) protégerait
également contre les marocas. Ailleurs, c'est surtout la chaux et la cendre qui
sont utilisées contre les vers blancs. La cendre est partout appliquée contre
les infections du tubercule après des blessures ou le sectionnement en
consommation fractionnée. En végétation, certains praticiens font intervenir les
associations de variétés tolérantes et sensibles pour limiter les effets de
l'anthracnose. Certains, également, tiennent compte de la moindre appétence des
D. cayenensis-rotundata pour les fourmis défoliatrices (fourmi manioc
(Acromyrmex octospinosus) en Guadeloupe et autres Attines à Trinidad et
en Amérique tropicale et
subtropicale.