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close this bookL'igname, Maisonneuve et Larose, 1994
close this folderII. Techniques culturales traditionnelles
close this folder2.4 - Données des cultures traditionnelles
View the document(introduction)
View the document2.4.1 - Importance de la teneur en matière organique des sols
View the document2.4.2 - Travail mécanique du sol
View the document2.4.3 - les caractéristiques variétales
View the document2.4.4 - La gestion du cycle cultural
View the document2.4.5 - La lutte contre parasites et ravageurs

2.4.5 - La lutte contre parasites et ravageurs

L'exposition prolongée en surface du sol extrait, lors de la préparation des fosses, est explicitement donnée comme pratique de lutte contre les «vers» (vers blancs, nématodes?...). Elle est complétée parfois en Haïti, où les ravages des vers blancs (marocas) sont préoccupants, par l'enfouissement à la plantation de feuilles, dont celles du «nim» ( Azadirachta indica) notamment. Dans le nord de Haïti, la plantation au sein de buttes de «fatras» (ramassis de feuilles et de débris en sous-bois à caféier) protégerait également contre les marocas. Ailleurs, c'est surtout la chaux et la cendre qui sont utilisées contre les vers blancs. La cendre est partout appliquée contre les infections du tubercule après des blessures ou le sectionnement en consommation fractionnée. En végétation, certains praticiens font intervenir les associations de variétés tolérantes et sensibles pour limiter les effets de l'anthracnose. Certains, également, tiennent compte de la moindre appétence des D. cayenensis-rotundata pour les fourmis défoliatrices (fourmi manioc (Acromyrmex octospinosus) en Guadeloupe et autres Attines à Trinidad et en Amérique tropicale et subtropicale.