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close this bookL'igname, Maisonneuve et Larose, 1994
close this folderIII. Techniques culturales modernisees
close this folder3.2 - utilisation des engrais et des pesticides
View the document3.2.1 - La fertilisation
View the document3.2.2 - Le désherbage chimique
View the document3.2.3 - Protection contre les ravageurs
View the document3.2.4 - Protection chimique contre les nématodes
View the document3.2.5 - Protection contre les champignons

3.2.3 - Protection contre les ravageurs

La plupart des animaux fouisseurs peuvent causer des déprédations aux cultures d'igname, surtout si elles sont dans des périmètres proches des écosystèmes naturels peu perturbés. Les cochons sauvages constituaient par exemple un prédateur quasi rituel des jardins de Mélanésie. Plus systématiques, mais rarement étendus, sont les prélèvements de rats. En fait, les ravageurs les plus dangereux sont des insectes.

Certains insectes sont apportés par la semence (photo 5). Il s'agit principalement des cochenilles, encroûtantes (Gonaspidiatus, Aspidiotus) ou farineuses (Geococcus, Planococcus, Phenacoccus). Des pertes de rendement de 50 % ont pu leur être attribuées en l'absence de traitement. On reconnaît de grandes différences d'attractivité et de susceptibilité entre espèces et entre variétés d'igname. On peut neutraliser les infestations par des traitements avant plantation notamment avec des organophosphorés comme le malathion.

D'autres insectes interviennent à partir du champ. Les principaux sont les larves de coléoptères (vers blancs fig. 19). Une enquête de 1981 à Porto Rico montrait que 58 % des exploitations en étaient victimes. Des dégâts de termite sont signalés en Afrique. La désinfection par des insecticides organochlorés du groupe des chlordane (aldrine par exemple) ou des organophosphorés, comme le parathion, paraît en général recommandable.


Fig. 19. - Exemples de coléoptères prédateurs du tubercule d'igname et de leur dégâts.

La protection contre les fourmis défoliatrices en Amérique tropicale est quelque peu problématique: seul un organo-chloré le perchlordécone, rémanent et préjudiciable à l'environnement, est largement disponible pour la destruction des nids. Un produit de substitution efficace mis au point par l'INRA n'a pu encore atteindre (1993) le marché. Il ne reste de sûr que l'utilisation des différences spécifiques d'appétibilité. Un peu D. trifida et D. transverse, mais surtout les D. cayenensis-rotundata, les ignames jaunes moins que toutes, ne sont pas attaquées.