(introduction)
Il n'est pas rare, notamment aux Antilles, que la culture soit
totalement spéculative, en ce sens que des opérateurs financiers (de «surface»
très inégales) valorisent sur une ou deux années un terrain, vacant avant
urbanisation, par une parcelle d'igname. Sauf à provenir de semences douteuses
où à être très mal entretenu, ces opérations sont d'une assez bonne rentabilité
et ne posent pas de problème de reproductibilité. Au-delà de trois années de
culture intensive mécanisée mono-variétale, à moins d'apports conséquents de
matière organique de qualité il en sera autrement. La culture de l'igname pour
demeurer reproductible et rentable au sein de l'exploitation paraît devoir:
1°) s'insérer dans un système de rotation-assolement
interne et externe;
2°) s'appuyer sur la lutte intégrée à l'égard des parasitismes;
3°) s'intégrer dans un système à composante
agro-forestière.