
| Le cotonnier en Afrique tropicale, Maisonneuve et Larose, 1986 |
| III. Comment le cotonnier reagit-il dans son milieu physique? |
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Le milieu physique se définit par l'ensemble des conditions dans lesquelles se situe la plante cultivée (climat, sol, ennemis naturels), conditions qui agiront sur son développement et sur sa production.
Le rendement est conditionné, certes d'abord par le pouvoir germinatif et la vigueur des graines ainsi que par l'aptitude à produire de la variété, mais plus encore par l'environnement, à savoir:
- le climat (température, ensoleillement, répartition des pluies),
- les caractéristiques physiques et chimiques du sol,
- la nature et l'importance des ennemis de la plante (mauvaises herbes, ravageurs, maladies).
Lorsqu'il bénéficie de l'ensemble des conditions favorables, le cotonnier peut produire en Afrique tropicale plus de trois tonnes de coton-graine à l'hectare. Si au contraire une seule des conditions favorables fait défaut, sa production est très fortement limitée; si cela survient en cours de floraison sur un plant déjà bien développé, la proportion de fleurs donnant des capsules, qui est normalement de 35 % sur l'ensemble du cycle de floraison, peut s'abaisser à moins de 10 %. La floraison du cotonnier, étalée normalement sur six à huit semaines, lui permet toutefois de compenser en partie les dommages entraînés, par exemple, par une petite période sèche ou par une attaque d'insectes vite réprimée. En effet dès que la situation est redevenue normale, et s'il n'est pas trop tard en saison, le cotonnier «récupère» en réduisant le taux de chute des jeunes capsules («shedding») et en prolongeant sa production de fleurs. Mais cette compensation n'est jamais que partielle, surtout en région à courte saison des pluies ou sur des cotonniers semés tardivement, et l'on a intérêt à éviter autant que possible les conditions défavorables sur la phase montante de la floraison.