
| Le théier, Maisonneuve et Larose, 1988 |
| IX. Cueillette |
La cueillette ne doit pas débuter avant que le théier n'ait réformé un feuillage permanent dont la profondeur et la densité seront soigneusement contrôlés afin de permettre au buisson de refaire ses réserves nutritives.



On laisse donc repousser un matelas de feuilles d'une épaisseur de 20 à 30 cm au-dessus du niveau de la taille. On récolte ensuite, au même niveau, les pousses formées d'un bourgeon et de deux à trois feuilles, qui ont dépassé la hauteur fixée pour le «tipping». Cela permet d'obtenir une surface de cueillette large, plane et régulière.
La pratique a montré que le meilleur «tipping» se situe à 20 cm au-dessus du niveau de la taille, et à 50-60 cm du sol pour les théiers ayant subi l'arcure, ce qui correspond au niveau de formation des branches tertiaires. Un feuillage trop clairsemé ne permet pas d'obtenir la reconstitution rapide des hydrates de carbone, alors qu'un feuillage trop dense a l'inconvénient de réduire la photosynthèse des feuilles situées au niveau de la taille.
Le «tipping» est effectué parallèlement au sol, avec trois à cinq passages au même niveau; il se fait à la main, à l'aide d'un gabarit en forme de «U» renversé; le sécateur et le couteau sont proscrits.