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close this bookLe stockage des produits vivriers et semenciers Tome 1: Dégâts, pertes et moyens de stockage, Maisonneuve et Larose, 1985
close this folderIII. Les pertes
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(introduction)

Qu'appelle-t-on perte?

Il ne faut pas confondre pertes et dégâts: ces termes ne sont pas synonymes. Les dégâts sont la manifestation visible d'altération pouvant ultérieurement devenir une perte. Une perte représente une diminution directement mesurable d'une denrée; elle peut être quantitative ou qualitative.

Une perte quantitative est une perte de substance physique se manifestant par une diminution de poids ou de volume. C'est le genre de perte qu'on peut le plus facilement mesurer et évaluer et, sans doute, la plus significative pour le paysan.

Les pertes qualitatives sont plus difficiles à appréhender, mais peuvent être aussi importantes, sinon davantage, surtout si leur détérioration rend les denrées inconsommables.

Les pertes des denrées cours des différentes séquences post-culturales résultent de causes abiotiques (physiques, chimiques, mécaniques) ou biotiques (microflore, animaux) que peut atténuer, ou au contraire, accentuer le comportement humain selon l'impact des traditions et le degré de maîtrise des technologies modernes.

Sur la base d'appréciations subjectives, d'observations fragmentaires et en l'absence de toute méthodologie et d'application de critères standardisés d'estimation, on admet que les pertes totales (de la récolte à la consommation) peuvent représenter 40 % de la production dans les régions à climat chaud et humide et plus de 10 % dans les régions sèches. L'ampleur et la variabilité des dommages subis par le grain se répercutent à la fois sur la ration alimentaire et la trésorerie du producteur ainsi que l'équilibre économique du pays.