
| Les plantes tropicales à épices, Maisonneuve et Larose, 1991 |
| II. Pratique de la culture |
![]() | II.4 - Matériel végétal. Amélioration. Sélection |
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Plus encore que pour les deux espèces-lianes précédentes, on se trouve confronté au problème capital du temps dès qu'on envisage l'amélioration d'arbres qui ne commencent pas à produire avant dix ou quinze ans tels le giroflier, le piment de la Jamaïque , le muscadier. Quant au cannelier dont l'âge d'entrée en production est un peu moindre (6 ans), la. nature de la production (écorce) rend difficile une évaluation uniquement pondérale de la production, les critères de qualité étant très importants.
En fait, d'ailleurs, on connaît peu ou pas de travaux d'amélioration variétale sur le cannelier ou le piment de la Jamaïque .
On a mis en route, pour le giroflier, des travaux de sélection sur des populations issues de graines récoltées dans des plantations d'où les arbres indésirables (peu résistants aux maladies, peu productifs), avaient été élimines.
D'autre part, on s'efforce de repérer les arbres les plus intéressants adultes dans les plantations et de multiplier ces arbres par bouturage (Java).
La marche suivie est sensiblement la même pour le muscadier qui offre une grande diversité d'individus. On observe, dans les plantations de fortes différentes dans la morphologie des feuilles, des fleurs et des fruits, et, également, dans la production. Rappelons que le muscadier présente une dioecie plus ou moins tranchée: les pieds «mâles» peuvent porter un petit nombre de fruits, les pieds «femelles» le sont plus ou moins complètement.
Il est bien évident qu'il faut retenir, dans les travaux de sélection les pieds présentant le caractère «femelle» le plus net. Les arbres retenus sont multipliés par voie végétative (greffe ou marcotte). C'est la voie suivie dans les travaux de sélection menés à la Grenade.