
| Aménagements villageois et du terroir, Maisonneuve et Larose, 1990 |
| III. Aménagement du terroir |
![]() | 3.4 - Les problèmes d'amélioration des sols |
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Parmi les principales cultures africaines, certaines se satisfont d'un pH acide (4 à 5,5) qui est celui de la plupart des sols tropicaux D'autres au contraire: agrumes, arachides, bananes, canne à sucre, cocotier, cotonnier, haricots, maïs, sisal, soja, tabac... ne peuvent pas révéler toutes leurs potentialités dans ces conditions. Elles ont besoin de sols à pH plus élevé - proche de la neutralité: pH 7.
L'épandage de calcium, sous forme de chaux, de calcaire moulu, de marne... pourrait relever le pH des sols destinés à de telles cultures; mais les produits calciques coûtent cher dans la plupart des pays africains, car leur sous-sol en manque, et les quantités nécessaires pour des amendements sont importantes: autour de 3000 kg ha, tous les trois ou quatre ans, pour gagner un point de pH et le maintenir à son niveau.
Une technique assez nouvelle, le chaulage localisé, permet d'améliorer le pH des sols, pour une culture déterminée, à moindre coût. Le calcium n'est pas épandu à la volée sur tout le champ mais placé, comme les engrais, seulement à proximité des racines des plantes.
L'économie est importante: 100 à 200 kg ha de chaux au lieu de 3000 kg. Dans ces conditions:
- le calcaire n'agit que sur la durée d'une culture... mais cette pratique permet aux agriculteurs qui l'utilisent:
- d'améliorer à peu de frais les rendements des cultures;
- de faire entrer dans les assolements, à la fois des cultures de sols acides et des cultures de sols neutres.
Il s'agit donc d'un progrès intéressant et à la portée de nombreux agriculteurs, en raison de son bas prix de revient.
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Une introduction progressive et raisonnée de ces améliorations,
permet de les financer les unes par les autres, grâce au supplément de récolte
obtenu par les améliorations précédentes. |