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close this bookFindings No. 73 - La pauvreté en Afrique subsaharienne : problèmes et recommandations, La Banque Mondiale
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Autres thèmes clés

La stratégie la plus importante pour réduire la pauvreté en Afrique consiste assurément à chercher à obtenir des taux élevés de croissance durable. En effet, des taux de croissance d'au moins 6,5 % par an sont nécessaires si l'on veut que les pays subsahariens types ramènent la pauvreté à un niveau acceptable. Cependant, une forte croissance générale ne suffit pas à réduire la pauvreté. Le schéma de croissance adopté doit être favorable aux pauvres, soit directement, par la création d'emplois et la hausse des revenus, soit indirectement, par l'amélioration des services sociaux. Ensuite, la répartition de la croissance est décisive, car c'est elle qui détermine quels groupes sociaux bénéficient des créations d'emplois et de la hausse des revenus. En mettant l'accent sur l'expansion de l'agriculture, sur les régions pauvres et éloignées et sur les bidonvilles, on pourrait sans doute faire bénéficier plus largement les différents groupes, notamment les pauvres, de la croissance.

Il ne faut pas s'attendre à ce que la pauvreté en Afrique subsaharienne recule en l'absence d'une amélioration de la détermination des autorités nationales et du sentiment de paternité à l'égard des programmes qui visent à atteindre cet objectif. Or, seuls quelques gouvernements de la région (un quart du total) ont explicitement fait de la réduction de la pauvreté un objectif gouvernemental important dans les programmes menés avec le concours de la Banque.

Les débats menés avec les représentants des gouvernements et des ONG au sujet de l'engagement des dirigeants ont débouché sur trois conclusions :

Les Africains doivent diriger le mouvement de lutte contre la pauvreté et les bailleurs de fonds doivent accepter et faciliter l'exercice de ce rôle.

Le fait que de nombreux gouvernements africains n'ont pas fait de la réduction de la pauvreté leur objectif central est un problème majeur. Les bailleurs de fonds, y compris la Banque, portent une part de responsabilité en la matière car ils acceptent d'accorder des prêts même lorsque les gouvernements ne sont guère intéressés par la lutte contre la pauvreté.

Si l'on veut comprendre les problèmes et les besoins des pauvres et agir pour améliorer leur sort, il est indispensable que toutes les parties prenantes soient impliquées.

En fait, l'étude souligne que la réduction de la pauvreté est un objectif valable sur les plans économique et politique. Elle doit donc être au cœur de toute stratégie de développement économique et social.

Faire reculer la pauvreté en Afrique subsaharienne : Rapport d'un groupe d'étude de la Région Afrique , Rapport n° 15575-AFR, mai 1996. Ce rapport sera également publié dans la série Le Développement à l'oeuvre de la Banque mondiale. Pour plus d'informations, s'adresser à Jack van Holst Pellekaan, tél. : (202) 473-4185, ou à Mme Suzanne Essama, Bureau J5-170, Banque mondiale, 1818 H Street NW, Washington D.C. 20433, États-Unis d'Amérique, tél. : (202) 473-4128; Demandes de renseignements sur l'Internet: pmohan@worldbank.org