
| Aménagements villageois et du terroir, Maisonneuve et Larose, 1990 |
On appelle «terroir «une étendue limitée de terre, dépendant d'un village ou d'une petite zone et considérée comme homogène, notamment du point de vue agricole.
Dans le langage courant, on désigne généralement par ce mot un village et l'ensemble des terres:
- champs, cultures arbustives, pâturages, boisements, forêt et brousse parfois, qui lui appartiennent traditionnellement et qui l'entourent.
L'aménagement du terroir consistera en une organisation logique de ces différents types de terres, en fonction de leurs aptitudes agricoles, mais aussi en fonction de leur configuration physique, de manière à en tirer le meilleur parti possible, sans les dégrader et même - chaque fois qu'on le pourra - en les améliorant.
Une direction de réflexion devra toujours rester présente à l'esprit des groupes villageois, lorsqu'ils envisageront l'aménagement de leur terroir. C'est qu'il s'agit là d'un objectif dynamique et donc fluctuant.
Les jeunes grandissent. Ils se marieront et s'établiront à leur tour sur les terres du village.
Quelles sont les terres qui les accueilleront sans perturber l'équilibre de l'ensemble?
Car toute la question est là.
- la population s'accroît alors que les terres du village, elles, ne sont pas extensibles.
Si l'on veut que les jeunes puissent rester au village c'est dans bien des cas - l'ensemble du système agricole qu'il faudra repenser..
Cette notion d'aménagement du terroir sera reprise de façon synthétique après un passage en revue des divers composants qui conditionnent le devenir des villages. On envisagera aussi l'intégration de la population jeune, dans un nouveau système, capable de mettre en valeur ses acquis professionnels, pour un développement plus rapide des villages.