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close this bookFindings No. 92 - Le développement rural, la réduction de la pauvreté et la croissance environnementale en Afrique Subsaharienne., La Banque Mondiale
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View the documentLes toutes premières stratégies du développement rural
View the documentLes changements de la stratégie
View the documentLa nouvelle stratégie fonctionne-t-elle?
View the documentLes faiblesses de la nouvelle stratégie
View the documentAjustements nécessaires dans l'élaboration de la stratégie
View the documentRôle de la Banque mondiale

Les faiblesses de la nouvelle stratégie

L'une des faiblesses les plus débilitantes fut l'échec de l'ajustement structurel pour créer un environnement favorable à l'investissement privé dans le secteur rural. Les donateurs n'avaient pas non plus souligné la nécessité de créer de bons instruments d'appui au secteur privé, et les prêts octroyés à travers le gouvernement au secteur privé, n'avaient pas donné de bons résultats. Les instruments de financement de substitution aux banques de crédit parastatales en faillite n'ont pas été mis en place assez rapidement pour fournir les services bancaires, et répondre aux besoins de crédit et de mobilisation de l'épargne du secteur privé.

Bien que les organisations non gouvernementales aient une importance grandissante, certains pays répètent les erreurs passées des donateurs, notamment la gestion confiée aux expatriés et des centaines des projets à petite échelle qui s'avèrent non gérables et non rentables sans les Organisations non gouvernementales.

Les programmes nationaux et les augmentations de prix n'atteignent pas souvent les paysans qui produisent pour la subsistance. Ainsi, les plus pauvres sont souvent ignorés. Cette catégorie comprend les vieillards et les handicapés, les femmes dont les époux travaillent ailleurs, les paysans des zones éloignées aux infrastructures médiocres, et ceux qui vivent dans des zones pluvieuses basses.

Les efforts pour créer la capacité Africaine sont, pour la plus du temps, à moitié encouragés. Il existe peu de bons modèles de création de capacités, les programmes nationaux de vulgarisation agricoles sont parmi les rares exemples

La baisse de l'appui des donateurs aux projets de développement rural et aux projets intégrés de production des produits de base fut accompagnée par une baisse de l'investissement dans la santé en zone rurale, l'éducation, l'enseignement et les infrastructures. Les programmes nationaux n'étaient pas élaborés assez rapidement pour freiner ce déclin d'appui des bailleurs de fonds.

Les projets de gestion des ressources naturelles n'étaient pas suffisamment efficaces pour ralentir la forte dégradation du sol, de l'eau, de la forêt et de la faune qui frappe une grande partie de l'Afrique. Les gouvernements n'avaient pas non plus eu la capacité de gérer les ressources naturelles.

Par surcroît, le manque d'engagement du gouvernement pour le développement agricole dans plusieurs pays Africains a fortement inhibé la qualité et la quantité des efforts des donateurs. Cependant, certains bailleurs de fonds ont financé de tels investissements même quand les gouvernements ne fournissaient pas de fonds pour le fonctionnement et l'entretien nécessaires pour soutenir les investissements dans la recherche et la vulgarisation agricole, l'infrastructure rurale, l'irrigation, l'environnement, la fourniture d'eau, et la commercialisation publique et la fourniture des intrants.