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close this bookFindings No. 89 - Les enseignements tirés de la restructuration des banques en Afrique Subsaharienne, La Banque Mondiale
View the document(introduction)
View the documentAperçu général
View the documentL'engagement du gouvernement pour les réformes.
View the documentL'environnement bancaire au moment de la restructuration
View the documentCadre réglementaire
View the documentStratégies et approches appropriées de restructuration
View the documentProblème de conception du programme
View the documentLa question de gouvernance des banques

Stratégies et approches appropriées de restructuration

(i) Restructuration contre liquidation. Les pays qui ont mieux réussi la restructuration de leur secteur bancaire sont aussi ceux qui avaient pris la résolution d'éliminer les banques non viables, soit par la fusion ou par la liquidation directe. Le Bénin, la Côte d'Ivoire, et le Ghana sont les premiers exemples d'une telle approche. Dans le cadre de très nombreux cas cependant, on croit implicitement ou explicitement que les banques étatiques prédominantes sons tellement grandes pour tomber en faillite (le syndrome "TBTF"), ce qui conduit souvent à des efforts désespérés - mais qui s'avèrent à la fin infructueux - pour les maintenir à flot. L'Uganda Commercial Bank, la Banco Comercial de Mocambique, et la Tanzania's National of Commerce en sont les trois premiers exemples.

(ii) La restructuration des banques doit-elle précéder la privatisation ? Les expériences peuvent sembler justifier des actions immédiates et conservatoires de la part des autorités pour vérifier les pertes d'exploitation pendant que les préparatifs de la privatisation (qui par nature prennent beaucoup de temps) sont engagés. En effet, lors que les banques attendent la privatisation, on perd un temps précieux à cause des hésitations du gouvernement à prendre certaines mesures défensives importantes nécessaires à restaurer la crédibilité. L'engagement de telles actions n'implique toutefois pas une deuxième estimation hasardeuse des souhaits des acheteurs potentiels de ces banques. Lorsqu'elles investissent dans une banque appartenant à l'Etat, les banques étrangères insistent à être autorisées de choisir le personnel et les avoirs particulièrement les prêts et les succursales qu'elles seront disposées à reprendre. Mais, la prise des mesures conservatoires de restructuration par les autorités n'impliquent pas la récapitalisation des banques-cibles.

(iii) Le règlement des arriérés du secteur public . En présence de fortes contraintes dans lesquelles vivent la plupart des gouvernements, les alternatives disponibles pour résoudre le problème ont tendance à être limitées, impliquant dans la plupart des cas la consolidation dans le temps des obligations impayées grâce à un certain type de sécurisation (substitution des créances des banques par les titres d'obligations du gouvernement sur le secteur public). Malheureusement pour les banques, les titres qu'elles reçoivent dans de telles conditions sont payables sur une période prolongée, et portent généralement des taux d'intérêts inférieurs aux taux du marché. Une voie de solution du problème a été trouvée en Côte d'Ivoire, où les principales banques avaient obtenu le droit de réescompter la plupart de ce genre de titres du gouvernement à la banque centrale régionale.

(iv) Le recouvrement des prêts non acquittés . L'approche préférée des gouvernements Africains pour traiter le problème des vieux prêts dans le secteur bancaire a consisté à les retirer du système bancaire pour les séparer (aggréger) dans une certaine forme de fonds spécial de recouvrement. Malheureusement, à l'exception du Ghana, les résultats de ce genre de plans ont été plutôt médiocres en Afrique. Une évaluation prudente et réaliste de l'efficacité probable dans le recouvrement de vieux prêts par le fonds spécial de recouvrement est par conséquent justifiée avant la création de celui-ci. Dans les cas où l'option pour le fonds spécial est retenue, une forte pression doit être exercée pour le recouvrement immédiat, suivie par la dissolution du fonds après une période de temps déterminée.