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close this bookRavageurs des cultures tropicales, Maisonneuve et Larose, 1992
close this folder2. Les ravageurs par culture
close this folder2.9 - Ravageurs du riz et du maïs
View the document(introduction)
View the document2.9.1 - Chenilles mineuses
View the document2.9.2 - Chilo zacconius
View the document2.9.3 - Chenilles défoliatrices
View the document2.9.4 - Diopsides
View the document2.9.5 - Punaises

2.9.5 - Punaises

De nombreuses espèces d'Hémiptères occasionnent localement des dégâts non négligeables. Plusieurs espèces de Jassides du genre Nephotettix, des delphacides du genre Sogata, des pentatomides plus ou moins polyphages Nezara, Acrosternum provoquent des jaunissements, des rabougrissements, parfois la stérilité des épillets. Toutes ces espèces ne justifient que rarement des interventions. Dans les pays à main-d'œuvre abondante, des ramassages de punaises sont pratiqués.

Sur maïs, on retrouve plusieurs espèces décrites sur riz comme Sesamia calamistis, Chilo zacconius auquel il faut ajouter Chilo partellus plus spécifique du maïs Busseola fusca et Eldana saccharina dont les deux plantes hôtes principales sont la canne à sucre et le maïs.

Pour ce qui est d' Eldana saccharina , les spécialistes de l'IRAT estiment que le contrôle biologique naturel élimine 95 % des populations. En cas de fortes infestations, des granulés insecticides disposés à l'aisselle des feuilles et dans les cornets sont d'une efficacité reconnue.

Les maladies à virus du maïs sont également à prendre en considération. Au nombre de trois, la striure, la mosaïque et le «stripe»; elles sont transmises par les piqûres de cicadelles dont l'espèce vectrice est Cicadulina mbila .

Ces viroses peuvent entraîner des pertes sévères mais la lutte directe contre les insectes vecteurs est difficile en raison de la présence d'autres graminées porteuses de virus. Heureusement, on a réussi à sélectionner des variétés résistantes à la striure et un programme de recherches se développe sur mosaïque et «stripe».