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close this bookLe sorgho, Maisonneuve et Larose, 1991
close this folderIX. Récolte - séchage - battage
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9.1 - La récolte

Les conditions climatiques lors de la maturation et de la récolte doivent être prises en compte pour fixer tant la date de semis que le choix des variétés. En effet, la récolte doit avoir lieu au moment où le rendement et la qualité du grain seront les plus élevés.

Une récolte trop hâtive fait perdre dans certains cas du rendement et risque de donner des grains immatures ou des graines humides qu'il faudra sécher.

Une récolte trop tardive peut conduire à un égrenage spontané des panicules (d'où pertes) et à une détérioration du grain (variations brutales de température et d'humidité).

Habituellement, le sorgho est récolté à la main par les paysans d'Afrique de l'Ouest. Les tiges sont couchées après dessouchage ou pliées pour amener l'épi à hauteur d'homme. La panicule est alors séparée de la tige en se servant d'une espèce de couteau («ngobane» du Sénégal). Ce travail demande de l'ordre de 100 heures/ha (1) pour un rendement obtenu en station de recherche. Les pailles sont utilisées à des fins domestiques (constructions de palissades, de toitures et combustible) ou pour la nourriture du bétail.

(1) Ce temps est évidemment lié au niveau de rendement de la culture.

Les panicules sont récoltées à une humidité de l'ordre de 16 à 20 %. Une bonne conservation ne peut avoir lieu qu'autour de 14 %. En zones sahéliennes, le grain est encore plus sec (8 % environ dès le mois de décembre).

Le séchage est conduit au champ ou à proximité des habitations. Les panicules être sur le champ ou placées sur des perroquets (claies surélevées (2)).