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close this bookLe sorgho, Maisonneuve et Larose, 1991
close this folderIX. Récolte - séchage - battage
View the document9.1 - La récolte
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View the document9.3 - Le stockage

9.2 - Le battage

Il est effectué au bâton sur des aires nettoyées où les panicules sont disposées par couche de 10 à 15 cm d'épaisseur. Sous le choc, les graines quittent leur enveloppe. Le battage de la récolte d'un hectare effectué par cinq hommes demande de l'ordre de trois à quatre heures, ce qui représente environ 50 kg/heure/travailleur. Pour des quantités plus modestes correspondant à des besoins journaliers, le travail est effectué au pilon et au mortier. Le rendement est ici de l'ordre de 10 kg par jour et par femme.

Le battage est un égrenage lorsqu'il est réalisé à la main ou avec de petits appareils. Cette opération est toujours suivie d'un vannage qui permet de séparer les grains des divers déchets (paille et rachis).

Le prototype d'un égrenoir à main a été étudié au Sénégal dans les années 70, mais abandonné à cause d'un débit faible et de la qualité insuffisante du travail réalisé.

Dans ce pays, des batteuses polyvalentes mil - sorgho ont été mises au point, à partir d'un prototype créé à Bambey (Sénégal) vers la fin des années 50. Divers constructeurs ont alors mis sur le marché des machines: la BS 1000 de Siscoma, la batteuse DAK 11 de Marot, la Bamba de Bourgoin. Les

(2) Une certaine recherche artistique n'est pas exclue: en pays Matakan au nord Cameroun, des bandeaux alternativement blanc et rouge sont mis sur les claies et sont réalisés avec des panicules à grains blancs et rouges. deux premières sont des machines dont les débits sont de l'ordre de 1 t/heure, pouvant être déplacées de village en village. La troisième est plus légère, son débit est du 1/3 environ des précédentes et son prix est plus bas. On estime que le parc sénégalais de machines est de l'ordre de 50 à 100 BS 1000, d'une vingtaine de Bamba et de quelques DAK II.

On trouvera en figure 8 le schéma de la batteuse BS 1000.

Les épis disposés sur la table d'alimentation (1) sont introduits manuellement sous la hotte de protection (2). Un tambour engreneur (3) force l'introduction des épis entre le batteur (4) et le contre - batteur (5); l'égrenage est réalisé par friction avec les surfaces abrasives et l'écart décroissant entre le batteur et le contre - batteur assure un dépiquage progressif sans brisures du grain. Le produit battu est recueilli dans une chambre (6) et entraîné régulièrement par le distributeur sur le crible (8). Le grain chute à travers les mailles de ce crible dans le couloir de nettoyage (9) vers le convoyeur à vis (10). Le nettoyage du grain s'effectue par séparation densimétrique. Un courant d'air issu du ventilateur (11), passe par le couloir (9) et au travers des mailles du crible (8), entraînant les déchets vers l'extérieur. La majorité de la poussière est évacuée par un aspirateur (12). L'ensachage est effectué à l'aide d'un élévateur à godets.


Fig. 8. - Principe de fonctionnement de la batteuse BS 1000. Source: Machinisme agricole tropical, n° 93, janvier - mars 1986, CEEMAT.

Les principaux réglages portent sur:

- la vitesse de rotation du batteur,
- l'intensité de la ventilation par ouverture ou fermeture des volets situés sur le ventilateur.